Mon petit journal du dimanche est toujours là...avec deux jours de retard, mais étant absente jusque lundi, je rattrape mon retard aujourd'hui mercredi.

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Comme je m'y attendais, la page de couverture  traite de la guerre 14-18. C'est le sujet du moment, de ce 11 novembre qui marque l'Armistice. Je vous dirige vers le lien 7-hebdo , que vous pourrez parcourir à votre envie ou pas bien sûr, rien ne vous y oblige...sur des sujets divers.

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j'ai retenu tout particulièrement un petit article qui est celui-ci : Quelques mots du "parler poilu". En voici quelques-uns.

Accroche-coeurs : décorations. Anti-dérapant : vin. As de carreau : sac de soldat. Babillarde : lettre.

Becquetter des clarinettes, ou, bouffer des briques, ou regarder passer les dragons : se passer de manger.

Cure-dents : la baïonnette appelée aussi Rosalie. Filleul : soldat protégé par une femme de l'arrière, qui lui écrit et le ravitaille.

Gaspards : rats. Moulin à café : mitrailleuse. Pantruchards : Parisiens. Paquebot : ambulance. Poulailler : voiture pour le transport des soldats. S'attacher la gamelle : se sauver. Singe : viande en conserve.  Touché en fraise : blessé à la tête. Valise diplomatique : valise du chirurgie.

J'ai voulu m'essayer à faire un petit texte avec ces mots et expressions et voilà ce qu'il en est ressorti. Je trouve finalement,  que mon imagination semble proche de la réalité de cette guerre que ces hommes ont connu.

" Dans son as de carreau, il vérifia ses accroche-coeurs et sa babillarde. Son filleul n'était pas encore venu lui apporter un bon anti-dérapant qui lui ferait du bien dans sa casemate et il était certain qu'à cette heure, il regarderait passer les dragons, le passage étant devenu de plus en plus difficile plus les jours passaient. Deux gaspards se faufilèrent devant lui, il les regarda sans broncher. Ils sentaient la mort rôder encore et filèrent pour ne pas remplacer le singe, car c'était ce que les hommes avaient  peut-être le mieux qu'ils pouvaient trouver à défaut de rien à se mettre sous la dent. La rosalie ne servirait pas beaucoup encore aujourd'hui.  Malheureusement, le moulin à café d'un soldat hébété encore et prêt à s'attacher la gamelle, fondit  sur les garspards qui n'eurent pas le temps de couiner leurs derniers cris. Il en fit de la bouillie.

Son camarade pantruchard arrêta le poulailler devant lui pour déposer une valise diplomatique, encore des hommes à recoudre, remettre en état  ces corps mortifiés,  que le chirurgien devra faire au mieux tout en sachant qu'ils pourraient être perdus dans cette guerre qui n'en finissait pas. Mêmes s'il en prenait l'habitude désormais, entendre un touché en fraise pousser des cris dans le paquebot qui tenterait de passer la ligne lui faisait toujours mal aux tripes."

Merci à vous de me suivre chaque semaine  à travers mon petit journal.

Voilà pour cette rubrique du 7 Hebdo mag du 10 novembre.

Jeudi, il y aura une suite sur Douaumont en Meuse.

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